Déclaration de la CFE-CGC lors du CSE DU 24 septembre 2026 (grève)
Un appel à la grève national et intersyndical est lancé à France Travail le mardi 29 septembre 2026. Conscients des difficultés financières que rencontrent certains de nos collègues, la CFE-CGC Métiers de l’Emploi sait que beaucoup ne pourront pas se mobiliser. Pourtant, même une heure de grève constitue déjà un signal fort.
Chaque mois, lors des réunions du CSE, le nombre de dossiers déposés auprès de la commission secours pour solliciter un don ou un prêt témoigne des difficultés croissantes auxquelles sont confrontés de nombreux agents.
C'est pourquoi la CFE-CGC Métiers de l’Emploi appelle chacun à participer à cette mobilisation à la hauteur de ses possibilités. Chaque geste compte.
Nous savons également que certains collègues ne feront pas grève. Pour autant, le décompte officiel du nombre de grévistes ne reflétera pas nécessairement le profond malaise qui traverse aujourd'hui l'établissement. Ne pas faire grève dans les conditions actuelles ne vaut pas caution à la politique de l’Etablissement. Les agents se voient demander toujours davantage, sans moyens supplémentaires et sans reconnaissance financière à la hauteur de leur engagement.
Après plusieurs années de négociations annuelles obligatoires se soldant par des augmentations nulles ou insuffisantes, alors même que l'inflation a fortement progressé et que les transformations engagées dans notre établissement sont multiples et profondes, les agents se sentent oubliés et déconsidérés.
Au-delà du nombre de grévistes, qui ne constitue qu'un indicateur à un instant donné, c'est l'engagement même des agents qui s'érode progressivement : perte de motivation, perte de sens. Un phénomène de moins en moins marginal et qui s’observe lors des baromètres internes et dont les conséquences sur le long terme pour les collectifs de travail et la qualité du service rendu sont particulièrement préoccupantes.
Le véritable indicateur n'est donc pas seulement le nombre de grévistes, mais aussi le niveau de confiance et d'engagement des agents. Il appartient désormais à la Direction d'entendre ce signal et d'y répondre. Elle a le pouvoir d’agir sur ... le pouvoir d’achat des agents !